- Déceler les points faibles des personnes, ce qu’ils aiment par dessus tout (l’argent, le pouvoir, la notoriété, le prestige, la fainéantise, l’admiration des autres, …).
- Déterminer les personnes les plus susceptibles de se laisser « acheter » (les personnes les plus faibles… celles qui sont fortes, on va utiliser les faibles contre elles…).
- Leur donner ce qui compte le plus pour eux (bref, les acheter, mais pas toujours avec de l’argent).
- Leur faire croire qu’ils sont intouchables, que les conséquences ne s’appliqueront jamais à eux.
- Leur permettre des privilèges par rapport aux autres.
Résultat : ils sont prêts non seulement à fermer les yeux sur vos actions mais aussi à vous aider dans votre « entreprise ». D’un seul coup, leur conscience n’a plus droit de parole. Leur système moral devient inopérant. Leur miroir ne leur renvoit plus une image réelle d’eux-mêmes.
Dans une compagnie, vous verrez :
Des employés gravissant des échelons à une vitesse vertigineuse sans raison logique, sans compétence particulière.
Des employés incapables de mener à terme quoi que ce soit, à qui on fournit toute l’aide possible et imaginable, des employés qui font erreur par-dessus erreur et ce, sans que rien ne leur soit jamais préjudiciable.
Des employés qu’on félicite à tout vent, de qui on louange les mérites à toutes les occasions, particulièrement quand le mérite revient à d’autres.
Des employés se tournant les pouces à longueur de journée, qui détiennent le record en terme d’absentéisme, qui sont toujours sur les « beaux projets faciles ». Des employés qui, malgré qu’on en demande toujours plus aux autres, semblent ne jamais se faire imposer de « travailler ».
Dans une société, vous verrez :
Des fonctionnaires !
Comprenez bien que je ne suis pas ici pour pointer du doigt les fonctionnaires et créer une polémique pour favoriser la haine vis-à-vis d'eux. Je tente seulement de vous expliquer la façon dont le système a été pensé pour servir, et très bien servir, les objectifs. Et j'espère aussi, je l'avoue, ouvrir les yeux à quelques fonctionnaires...
Donc, nous avons des fonctionnaires avec des conditions bien au-dessus de la moyenne, malgré ce qu'ils en pensent.
Quelques exemples ?
Meilleur salaire que dans le privé
quoi qu’en disent les statistiques québécoises, qui, soit dit en passant, ne comparent pas avec l’ensemble de la population mais avec la portion des salariés québécois travaillant dans des entreprises de 200 employés et plus – selon Statistiques Canada, en 2011, c’est 99.2% des entreprises québécoises qui ne sont pas considérées… autant dire que la comparaison est quelque peu biaisée…
https://www.ic.gc.ca/eic/site/061.nsf/fra/02804.html (2012)
Rendement moindre
Dans l'entreprise privée, les exigences face aux employés augmentent sans cesse : il faut être polyvalent, être prêt à faire tout et n'importe quoi, se débrouiller avec peu (ou pas) de formation, remplacer le collègue en vacances tout en faisant son propre travail, les pauses sont chronométrées, on prend congé quand ça adonne le patron, les vacances d'été en septembre… Bref, on en demande toujours plus.
Dans la fonction publique, on est loin d'être aussi exigeant en terme de rendement. Par exemple, j'imagine que ça nous est tous déjà arrivés d'être en attente sur une ligne téléphonique d'un « service » gouvernemental (si on peut appeler ça comme ça) depuis des heures et que la communication soit abruptement coupée… parce qu'il est 16h24… ou si on a été chanceux d'avoir la ligne avant la fin de l'horaire de travail, de tomber sur une personne désagréable, condescendante, qui nous fait sentir qu'on dérange et qui, en bonus, finit par nous donner... les mauvaises informations… sa carrière risquerait d'être courte dans le privé mais dans la fonction publique, ça semble « toléré ».
Bien entendu, loin de moi l’idée de mettre tous les fonctionnaires dans le même panier. J’ai eu affaire à des fonctionnaires consciencieux et compétents, des fonctionnaires qui prennent leur travail à cœur, des fonctionnaires qui ne lésinent pas sur leurs efforts, bref, des fonctionnaires qui ont compris que leur travail en est un de service à la population. Étrangement, ce sont les fonctionnaires avec les conditions les plus exécrables qui ont souvent le comportement le plus exemplaires : domaine de la santé et de l’éducation pour ne mentionner que ceux-là.
Au final, les gouvernements passent, mais les fonctionnaires restent… peut-être certains ont-ils leur part de responsabilité sur le fait que plus ça change, plus c’est pareil (ou pire, c’est selon)…
À toi, ô fonctionnaire !
La première des choses que tu devrais réaliser et ensuite admettre, c’est à quel point tu es un privilégié.Essaie juste d’imaginer une entreprise privée qui dirait à ses employés : vous pouvez venir travailler quand ça vous convient !
Essaie juste d’imaginer une entreprise qui dirait à ses employés : que vous soyiez là ou pas la semaine prochaine, ça n’a aucune importance : le client attendra…
Essaie, pendant juste une minute, d’imaginer qu’une entreprise privée donne à ses employés ce simple petit privilège. Penses-tu que les clients de cette entreprise vont se faire dire que le projet est retardé parce que les employés n’avaient pas envie de se présenter cette semaine-là sans broncher ? Penses-tu que les clients ne seront pas tentés d’aller ailleurs la prochaine fois ? Penses-tu que cette entreprise est viable ? En langage clair : est-ce que tu investirais toutes tes économies dans cette entreprise ?
Alors, pourquoi considères-tu normal pour toi d’avoir ce privilège et, qui plus est, de t’en prévaloir ? Parce que toi, tes clients, c’est la population et qu’ils n’ont pas d’autres choix que de faire affaire avec toi ? Parce que toi, tu te considères faisant partie d’une classe à part, tu es au-dessus de tout ça ?
Laisse-moi te dire un secret : le jour risque d'arriver où, parce que tu as fait le travail qu'on t'a demandé, et avec un zèle exemplaire, précisons-le, l'ensemble de la population tombe complètement en esclavage.
Mais permets-moi aussi de te poser quelques simples questions :
Lorsque l'objectif sera finalement atteint grâce à tes bons soins, crois-tu que tu conserveras tous tes privilèges ?
Ou est-ce envisageable qu'on se débarrassera de toi comme d'un outil devenu inutile ou peut-être même, embarrassant ?
Est-il possible qu'on comprenne aussi qu'étant donné que tu n'as pas hésité (ou à peine) à trahir tes semblables pour assurer ton confort, tu risques peut-être de trahir à nouveau ?
Est-il imaginable que tu sois considéré comme un indésirable à qui on ne peut pas faire confiance ?
Est-il possible qu'on voit en toi un danger potentiel parce que tu en sais trop ?
Ou simplement qu'on rit un bon coup en disant combien tu as été stupide de croire qu'on te récompenserait pour tes « loyaux » services ?
Te considères-tu encore comme faisant partie d'une classe à part ou réalises-tu que tu es peut-être dans le « même bateau » ?
Ne fais jamais rien contre ta conscience, même si l'État te le demande.Albert Einstein
À toi ô policier, / À toi ô militaire !
J’obéis aux ordres !Qu’arrive-t-il à un employé qui obéit à l’ordre de son patron qui lui demande d'aller faire un hold-up ? Qu'arrive-t-il s'il se fait prendre et qu'il répond "j'obéis aux ordres" ? Comment se fait-il que ça soit souvent ta réponse ?
Si tu n’as pas de conscience :
Est-ce que tu comprends que tu n'es qu'un outil dans les mains de gens qui t'utilisent pour poursuivre leurs objectifs ? Quand l'outil n'est plus utile, on s'en débarrasse sans hésitation, raison de plus si l'outil est devenu embarrassant ou menaçant d'une façon ou d'une autre. Et ne sois pas assez naïf (ou stupide) pour attendre de l'aide ou un quelconque "fair play" de la part de ceux qui sont comme toi : sans conscience ! Tu risques plutôt d'être utilisé comme bouc-émissaire, celui qu'on va blâmer si ça tourne au vinaigre.
Si tu as une conscience :
Si tu es endormi, peut-être est-il temps de se réveiller ?
Si tu es éveillé, tu n’obéis qu’aux ordres qui répondent à des règles morales et tu mérites des félicitations.
On a tous grandement besoin que vous assumiez le rôle de protecteur de la population qui est le vôtre.
Petite réflexion : imaginez que les hommes d'état organisent une guerre mais qu'aucun soldat ne s'y présente...
Le patriotisme signifie soutenir son pays. Cela ne signifie pas soutenir le président ou tout autre fonctionnaire public, sauf dans la mesure où il soutient lui-même son pays. Il est patriotique de le soutenir s'il sert efficacement le pays. Il est antipatriotique de ne pas s'opposer à lui avec la force nécessaire quand, par inefficacité ou autrement, il échoue dans son devoir de défendre le pays. Dans les deux cas, il est antipatriotique de ne pas dire la vérité, que ce soit à propos du président ou de n'importe qui d'autre.Theodore Roosevelt